26/11/2008

LA CRISE ET SES VICTIMES

La libre pensée s’oppose à toutes les forces (religieuses, politiques, médiatiques) qui tentent de répandre la pensée unique pour étouffer chez l’individu tout esprit critique. Elle ne peut donc se satisfaire des explications officielles de la crise ni des solutions proposées pour y remédier.
Ce serait des patrons ou des pays voyous ayant outrepassé les règles de la « morale financière » et de la prudence qui seraient à l’origine de cette crise mondiale. Donc, il suffirait de « moraliser » le libéralisme pour régler tous les problèmes. Pourtant, l’histoire nous a montré que le fonctionnement même du capitalisme nécessite le maintien de profits aux prêteurs d’argent, il ne peut donc être régulé. D’ailleurs, l’économie de marché n’a jamais été capable de trouver d’autre sortie à ses crises récurrentes majeures (début du XXième Siècle et 1929) que des guerres toujours plus effroyables.
Concernant les solutions actuellement mises en œuvre (injection de 365 milliards d’euros pour les banques et les boursicoteurs), elles ont fait la preuve de leur contre-efficacité flagrante : les usines ferment, supprimant des milliers d’emplois, réduisant d’autant la consommation et conduisant à encore plus de sur-production . De plus, la facture reste à la charge des citoyens et en même temps les entreprises du CAC 40 affichent 105 milliards d’euros de bénéfices annuels et leurs PDG sont augmentés de plus de 50 %.
Ces 105 milliards d’euros manquent cruellement pour assurer les droits fondamentaux de la population à l’éducation (démantèlement de l’école républicaine), aux soins (destruction de la sécurité sociale), à la retraite et au chômage mais au contraire ouvrent la voie à la multiplication d’oeuvres caritatives majoritairement confessionnelles qui remplacent les droits égaux des citoyens par la charité.

L’association Départementale de la Libre Pensée des Pyrénées orientales